Encore la moitié !

Je-suis-débordée-et-j’aime-ça-Alors, ça avance ?
Mais bien sûr que ça avance !
(A mon rythme…)

Bisous à Ragnagna. Aux autres aussi.
Sérieusement, je suis débordée, un truc de dingue.

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Le temps : mon maître

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Je ne sais pas si je l’ai déjà évoqué mais en matière d’écriture, je suis bipolaire. Je peux être d’une productivité hallucinante comme d’un immobilisme affligeant. J’essaie d’ailleurs de mieux accepter ces passages à vide dont je ne connais la source et qui m’angoissent (car je n’arrive pas à bien en déterminer les raisons et donc si l’inspiration réapparaîtra et quand. En fait elle revient toujours. Oui mais quand ???). Il faut savoir laisser le temps au temps… (mais pas trop !)

Je me suis aperçu aussi que tout comme pour l’amour, en règle générale, en phase ascendante, plus on pratique et plus on a envie de pratiquer.
L’écrit appelle l’écrit.
Seulement le temps n’appelle pas le temps. Et ça, c’est fort dommage !

Un roman de 5 à 77 ans

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J’ai changé de sujet. Vous avez bien lu. En septembre, j’ai abandonné mon premier livre et je me suis attaquée à un second que je jugeai plus mature et mieux me correspondre. Il est possible que je devienne auteure d’oeuvres inachevées.
Hier soir, je faisais la lecture à mon aînée d’un passage dont je souhaitais l’avis, son petit frère, présent sur les lieux (que faisait-il là ? Reconnaissons qu’il était un peu chez lui aussi).
A la fin de celle-ci, l’enfant de bientôt cinq ans m’interpella, enthousiaste :
« Maman, c’est bien ça !

– De quoi , lui répondis-je, perplexe ?

– Ben ce que tu viens de lire !!! »

Je fus touchée, oh oui. Mais depuis, voyez-vous, je m’interroge…

Un blanc avec beaucoup de couleurs

Il y a des priorité dans la vie. Des priorités propres (ou sales) à chacun, des priorités qui changent avec les périodes de l’existence. Tout est une question de timing.
Contempler les fleurs pousser, celles sans odeur qui ont des pétales et continuent « en vert » et contre tout de se faire une place dans feues les prairies remplacées par des vignes sulfatées, celles qui ont de charmants petits doigts potelés et sentent la rose contre toute attente. Marcher quatre kilomètres chaque jour, lire, rire, râler, aimer, prendre soin des siens, méditer, dormir…
Serons-nous toujours tous en bonne santé ? Tous ensemble l’été ? Tous en paix ?
Alors je n’ai rien produit. Parce que je n’ai pas ressenti de manque. Parce qu’un roman ou même écrire est pour moi bien moins important que ma famille, sans commune mesure. Parce que j’ai fait honneur à mes privilèges. Parce que les remords ou les regrets polluent les souvenirs, et que les avoir jolis, c’est s’assurer une vieillesse plus sereine.
C’était un bel été.
Comme les gosses, aujourd’hui, je fais ma rentrée. Comme les gosses, je dois trouver de nouveaux repères (et de la disponibilité d’adulte, mère de quatre enfants dont accessoirement un bébé à domicile 24 heures sur 24…). Comme les gosses qui changent d’emploi du temps et de programme, je risque de modifier les miens. Il me faut encore réfléchir, si les vacances le sont, l’été n’est pas déjà fini après tout.

La claque

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Alors j’ai compris que je faisais du Pennac sans le savoir.
Avec 30 ans de retard.
Du sous-Pennac. (sous-sous-Pennac) (proche des catacombes, mon niveau Pennac)
Genre l’accordéoniste amputé des doigts dans le métro qui se prend pour Yvette Horner – période Gaultier.

J’ai lu Pennac. Il m’a subjuguée.
Et il m’a complexée.
Grandiose, il est grandiose.
J’ai admiré Vian, été enchantée par Le parfum et Le comte de Monte-Cristo.
Mais Pennac. Pennac, quoi.
Pennac, il a réussi à m’élever pour aussitôt m’anéantir.
« Mais comment fait-il, Pennac, Alexandre ?
– Il n’a peut-être pas 4 gosses… »
En effet. Mais ça n’ôte strictement rien à son génie…

Il y aura un avant et un après Pennac.
Monsieur Pennac, vous êtes un grand, très grand écrivain. J’espère un jour vous arriver à la cheville.

PS : Pas d’inquiétude sans nouvelles de ma part cet été, je ne brûle pas mes brouillons, je prends l’air sans Internet. En revanche, je ne pense pas tenir l’échéance que je m’étais fixée pour mon 1er jet.
Passez de belles vacances ! A très bientôt…

 

Joli mai

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Juin pourri.
Bien que ce mois soit prompt aux amours (I’m in love with Daniel Pennac).
Trop de maladies, trop de coups de chaud, trop d’anniversaires, trop d’épreuves du bac, trop de fêtes d’école et de fête des pères, trop de formalités administratives. Trop de gosses ?
Faudrait que je me souvienne comment c’était, petite : les fruits dans les arbres, les sorties scolaires où maman préparait le pique-nique, l’approche des grandes vacances.
Juin, c’est bien quand t’es enfant. Pas quand t’es parent.
C’est pour ça, les révolutions se font plutôt en mai : en juin, on est beaucoup trop occupé.

PS1 : le bouquin avance. Lentement. Mais sûrement !

PS2 : Ma Patouf de 4 mois 1/2 a poussé son premier éclat de rire dimanche. Motif : avait fait un gros prout. Cette gamine a la classe.

 

Deux grands

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Mon ancien voisin possède sa résidence principale à Haarlem – aux Pays-Bas et non dans un quartier de New-York, comme tout le monde le sait. C’est une ville de 150 000 habitants : aujourd’hui, c’est cours de géographie. Et bien mon voisin a fait plusieurs bouquins dessus dont un sur ses blasons (le thème très porteur). Son dernier ouvrage, relatif à un journal tenu par une femme Haarlémoise pendant la seconde guerre mondiale, est de toute beauté. Il s’est vendu à environ 300 exemplaires, ce qui fut au-delà des espérances de l’auteur.

Ma copine prof de français a écrit une pièce – en collaboration avec sa collègue prof de musique – jouée, lors d’une unique représentation, par les élèves du club qu’elle a monté,  dans un petit théâtre à l’italienne devant parents et enseignants. Je n’ai pas pu, à regret, y assister, garde de ma Patouf oblige. Mais je me réjouis qu’elle ait consenti à m’envoyer son texte. J’ai hâte de le découvrir, conquise par avance.

J’admire sincèrement leur travail de titan à tous deux destiné, avec beaucoup de générosité et de modestie, à une poignée de passionnés (ce qu’ils sont eux-mêmes).
Il me semble que rien ne peut être plus réjouissant que de créer pour un public de proximité, en pensant à ceux que nous aimons et qui nous font confiance.