Julie & Julia : la prise de conscience

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Après avoir été conquise par le film « Julie & Julia » avec une Meryl Streep désopilante en VO, je suis passée au roman dont celui-ci a été tiré. Quand j’aime une oeuvre, j’apprécie grandement de la retrouver dans différentes adaptations.

J’ai hésité à l’ouvrir de suite parce que j’avais peur de me laisser influencer (genre je suis influençable…) à cause de certains thèmes exploités, comme l’univers des blogs. A la première page, ça commençait bien, ça parlait d’ovules, idem que mon livre à moi dans son tout premier jet et idem que dans mon corps qui vient de faire son retour de couche à l’instant (la joie) (on se dit tout, non ?).

Mais très vite nos chemins se sont séparés. Les thématiques sont universelles, les façons de les traiter singulières.

Autant le dire, je suis déçue par le bouquin : trop de digressions, trop léger et trop de tentatives d’humour.
Trop c’est trop.
Et en particulier trop de blagues tue l’humour tout comme trop de vagues tue l’amour.
Il n’y a plus d’effet de surprise, ça alourdit le style, on en oublie le propos initial.

Conclusion : ça lasse.

Conclusion de la conclusion : Je DOIS retoucher mon début de deuxième partie. Sauf si vraiment vous êtes des aficionados de l’esprit  bite trou poil (et/ou pipi crotte prout).

Le coup de mou

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Puisqu’on est dans les confidences, j’ai une théorie (ça me fait au moins un point commun avec Virginie Despentes).
On n’est pas plus fatigué quand on vieillit,
on ne supporte plus mentalement de l’être.

Enfin moi, qui suis à l’article de la mort (à savoir un combo angine/conjonctivite), ça me fait ça.

Ca me rend parano aussi. Non seulement personne ne m’aime voire tout le monde m’en veut mais également mon bouquin est nase.
Je n’aurai jamais le génie de ❤ Jirô Taniguchi ❤ qui, avec « L’homme qui marche », réussit avec brio une manga contemplative ET un livre de coloriage ; ces deux aspects suscitant chez moi une envie irrépressible de m’acheter des crayons ainsi que d’adapter, à partir de ladite BD, des nouvelles.

Enfin, pour le moment, j’ai un roman à poursuivre dans lequel j’ambitionne de faire un deux en un, comme Taniguchi, quelque chose de profond ET de drôle, plus qu’une simple histoire en somme.

Mais là, j’ai juste un coup de mou. Comme dirait l’autre, on ne naît pas écrivain, on le devient. lol.

Préjugés et prosaïsme

url(je tâcherai de m’en souvenir)

Parmi les handicaps de l’écrivain, on peut citer la panne d’inspiration, la plus redoutable. On pourrait imaginer qu’une seconde soit le mauvais style, par exemple. On imagine toujours en effet que seuls des freins intellectuels mettent en péril un beau projet d’écriture.

Or, il ne faudrait pas oublier tout simplement une piètre condition physique chez l’écrivaillon. Telle que :

  • la migraine (lundi) (sympa)
  • la conjonctivite dite syndrome de l’oeil du chat crevé (cette nuit) (je suis aveugle de l’oeil gauche et le droit semble atteint) (je bois du café pour me consoler) (il est 2h48) (y a pas d’heure pour le café qui console)
  • le mal de gorge (rien à voir mais tant qu’à me plaindre…)

Morituri te salutant !

Jeune d’esprit (ou tarée)

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Après 25 ans, il y a prescription, non ? Je peux bien avouer que si j’avais pas volontairement déconné, j’aurais gagné quelques points au bac. J’ai une grande mission sur terre : me saborder constamment…

Heureusement à cette époque, le net n’existait pas et mes perles restèrent cloisonnées en salle des profs.
A un moment ou à un autre, il me fallait sortir une boutade, un jeu de mots, des allitérations, une rime, enfin un truc à la Raymond Devos ou à la Queneau voire n’importe quoi (quand c’était pas une sublime référence aux humoristes de « La classe ») (souvenirs souvenirs). Il n’y a pas une copie à y avoir échappé. Je ne pouvais pas m’en empêcher. J’avais bien conscience du caractère absurde de la chose mais la force du calembour (lourd et préjudiciable) était avec moi.
Je pense qu’il s’agissait d’une sorte de sas de décompression avant d’en arriver à bondir comme un cabri – qui commence à avoir ses chaleurs – dans la salle en fumant de la cervelle. Ou d’affirmer mon caractère rebelle. Ou ma folie douce. C’est dur de trancher.

Ce qu’il y a de bien avec mon roman, c’est que je peux cultiver mon humour spécial. Je fais ce que je veux (ça me change de mes cheveux). Et je peux rigoler comme une banane de mes débilités en écrivant, il n’y a pas d’examinateur pour me mater de traviole.
Pourtant il ne s’agit pas d’un bouquin drôle en soi, si vous voulez tout savoir.
Mais depuis mes dix-sept ans, je n’ai pas changé. Je ne peux pas rester sérieuse trop longtemps.

 

 

La première

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Et voilà, je l’ai dit à maman. Elle était fière de moi et m’a prédit puissance et gloire, avant d’avoir lu la moindre ligne. Rien ne remplace une mère (je dis ça, je dis rien mais le 31, j’espère que mes enfants vont enfin s’en apercevoir).

Je me sens comme Carlos quand il a annoncé à Françoise qu’il allait chanter le Papayou et qu’elle lui a répondu « C’est très freudien, ça, mon fils. Bravo ! ».

Vu que c’est un roman qui cause notamment de maternité, mon aveu a du sens. En plus, ma daronne a une liseuse.

\O/

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J’ai moins de bordel sur mon bureau mais j’ai des enfants. (demain je tente le chignon ukrainien)
S’adapter, s’adapter et encore s’adapter. Autant dire que mon inspiration est complaisante parce qu’il n’y a même pas de créneau horaire qui lui soit réservé. Et ma Patouf qui fait son pic de croissance (donc TRES « vampirisante »)…

Mais… Mais… Mais…

J’ai fini le premier jet de mon premier chapitre de mon premier roman. (je suis d’accord, ça fait beaucoup de « premier » tout ça)
Si je n’ai pas d’impératif, j’aimerais bien avoir terminé début septembre, histoire d’avoir bouclé les corrections au plus tard à la fin de l’année.

Je ne suis pas pressée de clore le projet, toutefois je serai contente quand j’aurai la preuve d’avoir été capable d’aller jusqu’au bout… Et sans doute commencerai-je une nouvelle histoire  !