Le dire ?

marlon brando in the godfather 1972

En acceptant d’être publiée pour un bouquin, je me suis dit que j’allais en parler irl. Finie l’écriture de l’ombre (qui dure depuis sept ans) !
Comme au temps de mon adolescence, j’assumerais mes compositions françaises (quand elles récoltaient des 16). Sauf qu’à l’âge de 13 ans, on (prof, parents, éducation nationale) me demandait précisément d’écrire de la fiction pour répondre aux programmes et exigences du système scolaire. Aujourd’hui, on (qui vous voulez de plus de 28 ans) attend de moi que j’aie le sens des réalités (remplir correctement sa déclaration d’impôts, savoir rédiger un courrier pour la CAF) et un travail aux revenus certains pour nourrir ma famille nombreuse, s’il est chiant c’est mieux, ça montre que c’est du sérieux.
« C’est une artiste » ne relève pas du compliment…
En outre, je me suis habituée à ma schizophrénie. Je suis la seule à pouvoir me mettre la pression. Je n’ai de compte à rendre à personne. Je n’ai pas à me justifier.
J’ai un côté mystérieux. Et tête de con.

Toutefois l’omerta qui règne partout autour des projets d’écriture me sidère. Faut rien annoncer avant le bouclage, c’est top secret. Ou ça va porter la scoumoune (ratage du lapin à la moutarde pour la belle-mère dimanche en plus de la certitude du foirage de projet). Ou c’est la liste noire assurée chez les éditeurs. Ou encore il est probable que si le mec raconte que son personnage principal est un héros (pas une héroïne), on lui pique son idée…

La question de départ reste donc en suspens.

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6 commentaires sur “Le dire ?

  1. Tout est dans l’art du compromis… Le dire un peu ? pas tout !
    Bon courage avec tes débats intérieurs 😉 Tant qu’à la fin tu es d’accord avec toi même !

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  2. Un jour j’ai voulu écrire un livre.
    J’aimais les personnages principaux ; le héros était un chat atrabilaire, et l’ héroïne était une maison caustique à défaut d’ être encaustiquée.
    C’ était très gothique, l’ idée m’ amusait énormément.
    N’a fout’ des gens, sont décevants et puis certains s’ aspergent de patchouli qui ne sent pas bon.
    J’ avais couché sur le papier moult aventures décapantes. Hmm au bas mot 30 lignes – énorme !
    Et puis, un soir d’ivresse, devant le feu crépitant, je l’ai fait lire au conjoint survivant.
    En trois secondes : une… deux…. trois…. il a ruiné mes espérances qui étaient grandes.
    Là, cette virgule dit-il en fronçant le nez.
    Plaf, le feu.

    Tout ça pour dire que c’est un travail extrêmement solitaire si on veut y survivre sans trop de casse. 😉

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    • S’il y a bien une qualité me permettant de survivre à mes nombreux défauts c’est de ne pas être susceptible. Sur rien. L’orthographe de mon prénom exceptée. (va comprendre)
      Cela dit, je n’aime pas me faire dégommer ou les propos malveillants comme tout un chacun.
      Moi, j’adoooooore te lire. Alors je n’aurais pas été objective.

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