Les dialogues

url

A une ère pas si lointaine, j’avais pour point fort les dialogues (ah ben si). Je partais, du reste, d’une conversation existante et inspirante ; je construisais mon billet autour. Tout le blabla était prétexte à mettre en valeur mon dialogue, quand il n’était pas balancé brut car il me semblait se suffire à lui-même, tel un vieux célibataire endurci.

Dans mon roman, la démarche est inversée. J’invente une histoire et j’invite les protagonistes imaginés à discuter pour la rendre vivante. Et c’est la débandade ! (j’adore ce mot) (vu qu’il me concerne je l’aime moins finalement) Je me sens vraiment en difficulté. Je n’arrive pas à rendre mes dialogues pertinents parce que je manque, je crois, de technique, de méthode, de savoir-faire… d’application ? C’est tout un art.
Je comprends quand l’éditrice pointe du doigt certains de leurs défauts mais je n’ai pas encore trouvé la clef pour remédier à coup sûr à mes écueils. Une tribune est ouverte si vous souhaitez m’aiguiller, peut-être en répondant déjà à cette question « A quoi servent exactement des dialogues ? ».

En gros, je suis en train de vous dire que ça va être un bouquin avec des dialogues de chiottes et un humour de merde
(je sais bien vendre mon truc, moi)

Publicités

8 commentaires sur “Les dialogues

  1. Pour moi (et en toute humilité hein) les dialogues sont des outils qui servent le récit originel. Les dialogues permettent de révéler ou d’appuyer les caractères des personnages et de faire avancer l’action. Ils permettent également (si mes souvenirs sont bons) de changer la situation d’énonciation en passant au discours direct (donc changer le temps de conjugaison) et en rendant compte des variations dans le registre de langue.
    Les dialogues permettent de rendre le récit plus réel, de mettre en exergue les personnages (actions, personnalité, rebondissements ou dénouer des situations un peu plates) et d’insérer des pauses dans le récit.
    J’espère que c’est assez clair et que ça répond à ta quechtionne☺
    P.S: j’adore le mot « débandade », je vois toujours des gens courir dans tous les sens de manière humoristique 😉

    J'aime

  2. Difficile le dialogue il faut réussir à le mettre le scène dans un décor qui donnera le ton. Le dialogue sous le platane à l’ heure où les lions vont boire ne sera pas perçu de la même façon que le même dialogue dans un vieille bagnole diésel roulant à 130 km/h sur une autoroute à 9 heures du matin.

    Ex
    – « Je te quitte  » dit Claire
    Jacques les yeux rivés sur la nuque claire de sa femme implore à voix basse
    –  » Non » .

    – « Je te quitte « dit Claire
    Jacques les yeux fixés sur le ruban clair de la route crie
    –  » Non !  »

    Appelez-moi Zorra de la Nouvelle Vague

    Aimé par 1 personne

  3. Dia-logues. Deux logiques qui s’affrontent. Je déteste ceux qui sont censés être de l’humour, de l’émotion. Pour ça la description ou l’introspection sont plus efficaces. Un dialogue, c’est un combat.
    Si non très heureuse de retrouver ta prose. J’avais lu ton premier billet en 2008. Je ne savais pas que tu étais revenue. La bonne nouvelle du jour !

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s