Un blanc avec beaucoup de couleurs

Il y a des priorité dans la vie. Des priorités propres (ou sales) à chacun, des priorités qui changent avec les périodes de l’existence. Tout est une question de timing.
Contempler les fleurs pousser, celles sans odeur qui ont des pétales et continuent « en vert » et contre tout de se faire une place dans feues les prairies remplacées par des vignes sulfatées, celles qui ont de charmants petits doigts potelés et sentent la rose contre toute attente. Marcher quatre kilomètres chaque jour, lire, rire, râler, aimer, prendre soin des siens, méditer, dormir…
Serons-nous toujours tous en bonne santé ? Tous ensemble l’été ? Tous en paix ?
Alors je n’ai rien produit. Parce que je n’ai pas ressenti de manque. Parce qu’un roman ou même écrire est pour moi bien moins important que ma famille, sans commune mesure. Parce que j’ai fait honneur à mes privilèges. Parce que les remords ou les regrets polluent les souvenirs, et que les avoir jolis, c’est s’assurer une vieillesse plus sereine.
C’était un bel été.
Comme les gosses, aujourd’hui, je fais ma rentrée. Comme les gosses, je dois trouver de nouveaux repères (et de la disponibilité d’adulte, mère de quatre enfants dont accessoirement un bébé à domicile 24 heures sur 24…). Comme les gosses qui changent d’emploi du temps et de programme, je risque de modifier les miens. Il me faut encore réfléchir, si les vacances le sont, l’été n’est pas déjà fini après tout.