Le temps : mon maître

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Je ne sais pas si je l’ai déjà évoqué mais en matière d’écriture, je suis bipolaire. Je peux être d’une productivité hallucinante comme d’un immobilisme affligeant. J’essaie d’ailleurs de mieux accepter ces passages à vide dont je ne connais la source et qui m’angoissent (car je n’arrive pas à bien en déterminer les raisons et donc si l’inspiration réapparaîtra et quand. En fait elle revient toujours. Oui mais quand ???). Il faut savoir laisser le temps au temps… (mais pas trop !)

Je me suis aperçu aussi que tout comme pour l’amour, en règle générale, en phase ascendante, plus on pratique et plus on a envie de pratiquer.
L’écrit appelle l’écrit.
Seulement le temps n’appelle pas le temps. Et ça, c’est fort dommage !

Un roman de 5 à 77 ans

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J’ai changé de sujet. Vous avez bien lu. En septembre, j’ai abandonné mon premier livre et je me suis attaquée à un second que je jugeai plus mature et mieux me correspondre. Il est possible que je devienne auteure d’oeuvres inachevées.
Hier soir, je faisais la lecture à mon aînée d’un passage dont je souhaitais l’avis, son petit frère, présent sur les lieux (que faisait-il là ? Reconnaissons qu’il était un peu chez lui aussi).
A la fin de celle-ci, l’enfant de bientôt cinq ans m’interpella, enthousiaste :
« Maman, c’est bien ça !

– De quoi , lui répondis-je, perplexe ?

– Ben ce que tu viens de lire !!! »

Je fus touchée, oh oui. Mais depuis, voyez-vous, je m’interroge…